Times of the signS/Bangkok

TIMES OF THE SIGNS/BANGKOK
Art4D [Principale revue thaïlandaise d’architecture, basée à Bangkok], Images et textes (tout en anglais), 108 p., 2004.

Times of the signS est le nom d’une enquête explorant la nature et la portée de la brusque transformation contemporaine de nos rapports au texte et aux signes, notamment induite par l’extension conjointe du numérique et des réseaux de télécommunication. L’entreprise dresse des analyses, des typologies, des hypothèses, et projette des propositions formelles, relativement au phénomène majeur de la démultiplication des cadres d’inscription et de visibilité de l’écrit dans la culture actuelle. La première phase de ce projet a été réalisée au cours de l’année 2002, dans le cadre d’une résidence à la Villa Kujoyama (Kyoto, Japon, ministère des Affaires étrangères), et a opéré une focalisation sur l’espace urbain japonais, envisagé comme un noyau privilégié de densité de diffusion des signes.
L’espace urbain de Bangkok a constitué le territoire d’une nouvelle étude. Il apparaît autant de schémas semblables à la réalité japonaise que de figures propres à la capitale thaïlandaise, conformément à des structures qui à la fois entrelacent proximité et différence – culturelles, techniques, environnementales. Cette superposition confirme l’importance contemporaine de la notion de glocal, qui souligne la présence simultanée dans de nombreux territoires de la planète, de dimensions et de comportements identiques, qui cependant ne réduisent pas le fait de la spécificité de chaque identité territoriale.
Une partie du résultat de l’étude entreprise à Bangkok, est ici présentée sous la forme de neuf notions qui signalent l’hétérogénéité des modalités d’inscription et d’exposition de l’écrit – souvent entrecroisé à l’image fixe ou animée –, et leurs incidences sur les structures comportementales, cognitives, relationnelles, sociales, urbaines et culturelles. Ce programme se constitue comme une entreprise poétique – entendue comme une recherche explorant les conditions contemporaines de nos rapports à l’information – et formalisée selon un dispositif – inscrit dans le cadre spécifique d’un objet imprimé – et qui expérimente des jeux de superposition entre textes et images.